L’Allemagne affiche un taux de décès de 0,5%, l’un des plus faibles au monde ! Simple effet de statistiques ou politique de gestion de crise efficace ?

De quelle manière le gouvernement allemand gère-t-il la pandémie de coronavirus ? Tout comme la Corée du Sud et contrairement à la France, l’Allemagne a choisi de dépister massivement ses habitants, pour endiguer la pandémie de Covid-19 le plus rapidement possible. Et ce, dès le début de la crise. Si jusqu’ici, 200 000 tests hebdomadaires étaient pratiqués,un virologue allemand en première ligne dans la crise sanitaire a annoncé ce jeudi 26 mars un chiffre beaucoup plus élevé : le pays est, d’après ses dires, désormais passé à 500 000 tests par semaine, rapporte RTL. Ces dépistages systématiques ont pour conséquence d’avoir un nombre important de cas infectés, étant donné que plus de personnes sont testées.

Toutefois, en proportion, le pays décompte moins de décès. Son taux de mortalité est d’ailleurs l’un des plus faible du monde, avec 0,5%, derrière Taïwan (0,11% pour 10 000 habitants). La Chine affiche, elle, un taux de 0,58% et la Corée du Sud, 1,81%, selon une enquête menée par Le Monde. En comparaison, la France est en moyenne à 5%, l’Espagne à 14% et l’Italie à 14,31%.

On peut donc en conclure que les tests pratiqués très tôt ont permis de prendre en charge plus tôt les patients contaminés, et d’instaurer dans le même temps les mesures de confinement nécessaires.

Autre facteur : des patients plus jeunes

Autre raison qui pourrait expliquer ce faible taux ? Des patients plus jeunes. Les premiers foyers se situaient en effet dans des stations de ski en Autriche ou dans le nord de l’Italie, où de nombreux Allemands passent leurs vacances d’hiver. Ce sont généralement des personnes jeunes et en bonne santé. La plupart des personnes contaminées en Allemagne ont d’ailleurs entre 20 et 50 ans.

Le pays se prépare toutefois à ce que des personnes plus âgées soient infectées. Les autorités sanitaires estiment d’ailleurs que « le plus dur est devant (eux) ». Les hôpitaux, qui ont une capacité d’accueil bien plus important qu’en France (deux à trois fois), ne sont pas encore débordés, mais s’attendent à un pic dans les prochains jours.

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