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Coronavirus : voici enfin un « référentiel de fabrication de masques » édité par l’Afnor

Pour faire face à la pénurie de masques en France, qui a « suscité la multiplication de tutoriels et patrons aux qualités hétérogènes et parfois douteuses », l’Association française de normalisation a pris une décision : mettre à disposition un mode d’emploi.

Si la confection d’un masque « fait maison » part d’une bonne intention, il n’est pas pour autant efficace. Pour bien se protéger, en dehors des gestes barrières, mieux vaut donc appliquer la bonne méthode. Un mode d’emploi « référentiel » vient d’être édité ce vendredi 27 mars dans sa version 1.0 par l’Association française de normalisation (Afnor).

Face à la pénurie de masques, un « florilège de conseils et de modèles aux qualités hétérogènes et parfois douteuses » a été publié. Afnor, organisme associatif rattaché au ministère de l’Industrie, a donc « pris l’initiative de capitaliser sur une expertise collective de premier plan en produisant un document de référence proposant des exigences à satisfaire pour la fabrication de nouveaux masques ».

Les « néofabricants et particuliers » vont donc pouvoir confectionner des masques par le biais de « patrons à imprimer ».

Des critères validés par près de 150 experts

« Répondant à des critères validés par près de 150 experts, les masques barrières ont pour ambition d’apporter une protection supplémentaire à toute personne saine, en complément des gestes barrières et de la mesure de distanciation », assure l’Afnor.

Le document comporte :
– les exigences minimales pour la fabrication industrielle et artisanale
– les tests à réaliser pour s’assurer de la qualité du masque barrière
– des conseils pour l’utilisation et l’entretien
– les matériaux à privilégier
– les dimensions
– les types de brides

«Une annexe donne également des patrons, à imprimer et à utiliser directement», indique l’association.

Toutefois, « ce masque n’exonère à aucun moment des gestes barrières. C’est une protection supplémentaire pour les personnes saines lorsqu’elles se déplacent ou travaillent », insiste Rim Chaouy, responsable de pôle santé et sécurité au travail d’AFNOR et pilote du projet.

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